Alors que l’arche autour du meurtre de Nadia Mussard touche à sa fin dans Demain nous appartient, Raphaël Lenglet s’est confié au micro d’Allociné sur ce rôle sombre et complexe.
Le 12 février dernier, les fidèles de Demain nous appartient faisaient la connaissance de Brice Mussard, un nouveau personnage interprété par Raphaël Lenglet.
Professeur de droit respecté et admiré de ses élèves, Brice est un modèle de réussite. Toutefois, derrière cette façade impeccable se cache un homme manipulateur et dangereux.
Alors que l’arche autour du meurtre de Nadia Mussard touche à sa fin, Raphaël Lenglet est revenu pour Allociné sur ce rôle complexe.
Allociné : Qu’est-ce qui vous a séduit dans le rôle de Brice Mussard ?
Raphaël Lenglet : J’étais très attiré par le challenge. Honnêtement, je crois que je n’avais encore jamais joué une personnalité vraiment machiavélique comme ça. Pour un comédien, c’est toujours jouissif à interpréter. Et puis j’ai eu la chance de travailler avec un super réalisateur, Vincent Giovanni. On sentait qu’il y avait une vraie envie autour de cette arche, de la chaîne comme de la production, donc c’était vraiment très agréable à faire.
Où avez-vous puisé votre inspiration pour interpréter Brice Mussard ?
Je n’ai jamais de jugement moral sur les personnages que j’incarne. Il faut être dans une forme de sincérité. En me documentant sur les pervers narcissiques, j’ai compris qu’ils sont souvent dans une vraie authenticité de comportement. C’est à dire que même dans la manipulation ou le mensonge, ils sont sincères parce qu’ils ne se voient pas comme des pervers narcissiques. Il fallait donc trouver quelque chose d’absolu dans le jeu tout en jouant avec le spectateur.
Comme on savait depuis le départ que Mussard avait tué sa femme, j’avais même un plaisir un peu malsain à me demander à quel point on allait me détester. Et vu ce que je reçois sur les réseaux sociaux, je ne me suis pas trompé. Mais je le prends comme un compliment parce que plus les gens me détestent, plus je me dis que j’ai fait du bon boulot.
Ce rôle est très différent de ce que vous avez pu jouer auparavant. Quel a été le plus grand défi pour vous dans l’interprétation de Brice ?
Il n’y a pas vraiment de défi, c’est surtout l’envie qui vient nourrir les choses. Quand on est porté par une histoire et par un enjeu fort, les choses viennent assez naturellement. Le plus difficile, c’est quand il est compliqué de trouver un enjeu dans une scène. C’est là que ça devient très dur à jouer parce qu’il faut créer une backstory pour donner de la matière au personnage. Là, je n’avais rien à créer. Je n’avais qu’à être et à incarner ce que le texte portait déjà.
Cette histoire fait écho à de nombreux faits divers dont on entend régulièrement parler dans la presse. Savez-vous si l’intrigue a été inspirée d’une histoire vraie ?
Je pense que ça a un peu été inspiré de l’affaire Jonathann Daval. Ce qui m’avait marqué chez lui, c’était sa faculté à jouer devant les caméras. Je pense que les auteurs s’en sont inspirés même si on n’est évidemment pas allés aussi loin que lui. Pour ma part, je ne me suis pas directement inspiré de lui pour jouer mais dans certaines scènes face aux caméras, c’est vrai que j’y pensais.
Brice va finalement passer aux aveux et avouer le meurtre de sa femme. Une scène glaçante que l’on découvre à travers un flashback. Comment s’est passé le tournage de cette scène ?
Ce personnage n’existe que pour lui. Il n’a pas vraiment de personnalité. C’est une coquille vide. Tout est apparence : sa femme, sa maison, son boulot… C’est quelqu’un de brisé en fait. Ce que je voulais montrer dans cette colère et cette explosion, c’est tout cet abîme mental. Dans mon approche, il y avait un côté “un enfant qui casse son jouet“, un côté hystérique. Ce qui est glaçant à mon sens, c’est la juxtaposition entre ce qu’on voit de ses actes et ce qu’il dit dans ses aveux. J’ai essayé de jouer des aveux très sincères mais je pense qu’il est plus triste de se faire attraper que du mal qu’il a fait.
Brice a toujours été odieux avec les femmes qui ont partagé sa vie. Pensez-vous qu’il a pu commettre d’autres crimes par le passé ?
C’est une question que je me suis posée aussi. Dans la scène du flashback, quand il dit, “Je n’ai jamais levé la main sur toi“, je me suis vraiment demandé si c’était vrai ou pas. À mon avis, il a déjà levé la main sur elle mais comme beaucoup de pervers narcissiques, il ne peut pas admettre le moindre tort. Pour moi, il ment.
Comment s’est passé le tournage avec Franck Monsigny, avec lequel vous avez joué finalement au jeu du chat et de la souris ?
On s’est très bien entendus. On avait d’ailleurs du mal à s’empêcher de rire ! On a eu une chouette complicité tout de suite mais c’était également le cas avec Jennifer Lauret et les étudiants aussi. C’était une très chouette expérience. On était hyper motivés et portés par la même énergie. C’était très agréable.
Ce type de rôle polarise souvent le public. Quels ont été les retours ?
Quand les gens me disent “Je déteste ce personnage”, c’est un compliment pour moi. Plus on me dit qu’on déteste Brice, plus je me dis que j’ai bien fait mon travail.
Franchement, c’est super agréable de voir que le public accepte de me voir dans autre chose que les personnages positifs que j’ai pu jouer auparavant. J’aime jouer, j’aime la comédie. Dès qu’il y a une backstory forte et un enjeu dramatique, je me donne à fond.
Pourriez-vous revenir dans Demain nous appartient et comment ? Pourrait-on voir le procès de Brice par exemple ?
Je ne peux pas parler à leur place mais l’idée a déjà été évoquée même avant que je commence à jouer le rôle. Franchement, ça s’est tellement bien passé que je reviendrai avec grand plaisir si on me le demande. Un procès ? Pourquoi pas ! Je me suis vraiment éclaté donc j’aimerais bien.
Avez-vous des projets en dehors de Demain nous appartient dont vous pouvez nous parler ?
En ce moment, je travaille surtout de l’autre côté de la caméra. Je termine Caméra Café, un 90 minutes pour M6 que je réalise. On est dans la dernière ligne droite avant la validation. On présentera un extrait du film à Séries Mania dans quelques jours. Je serai accompagné de Bruno Solo et Yvan Le Bolloc’h.
Fan de Demain nous appartient ? les séries à ne pas manquer Vous aimez Demain nous appartient sur TF1, à n’en pas douter, vous allez adorer les séries soap suivantes : la série dans l’univers culinaire de TF1 à 18h30, Ici tout commence à 18H30 avec Benjamin Baroche et enfin à 20H40 la série Un si grand soleil juste avant le prime-time de France 3. Bientôt, la série Plus belle la vie sur TF1 chaque jour à 13h55, et la vie est encore plus belle.