Pour sa première incursion dans un feuilleton quotidien, François-David Cardonnel enfile le tablier du chef Christian Péniac, un homme à la masculinité toxique. Le comédien évoque ici les contours de ce personnage et de l’intrigue dans laquelle il va évoluer.
Comment avez-vous vécu cette plongée dans l’univers d’Ici tout commence (TF1) ?
Pour être tout à fait honnête, d’un point de vue technique, j’ai eu très peur quand j’ai vu la masse de textes à apprendre. J’ai reçu plus de 200 pages. J’ai compris que ça ne rigolait pas et qu’il fallait que je me mette au travail. Ensuite, d’un point de vue artistique, c’est super excitant de commencer une nouvelle aventure avec ce type de personnage. J’avais une petite pression, surtout parce que le casting de la série est costaud, ça joue très bien… je voulais vraiment être à la hauteur, et ne faire perdre de temps à personne.
Qu’est-ce que vous venez raconter à travers ce Christian Peniac ?
Péniac arrive à l’Institut dans le cadre d’un échange de professeurs avec l’école Castelmont. Très vite, on s’aperçoit qu’il est problématique dans son rapport aux autres. Il n’en a pas conscience mais il est dans un comportement borderline de masculinité toxique. Ce qui m’a semblé intéressant, c’était que ces profils étaient tolérés dans plein de milieux professionnels et qu’on est aujourd’hui dans une prise de conscience et une profonde remise en question de ces abus de pouvoir. Le format d’une quotidienne est parfait pour aborder ces sujets de société. J’en ai pris toute la mesure sur le plateau où ce personnage a pu susciter quelques débats.
Christian Péniac est-il un personnage compliqué à composer ?
Pour interpréter ce genre de personnage, il faut trouver une vérité émotionnelle sans tomber dans la complaisance. Les profils sombres comme celui-là demandent de la précision, davantage encore que les personnages sympas, parce qu’il faut créer un malaise sans surjouer. D’ailleurs, les êtres toxiques ne se voient pas comme des monstres. Alors même si c’est compliqué, il faut éviter de juger son personnage sans pour autant adhérer à sa morale.
A quels étudiants, Péniac va-t-il se confronter ?
Dès qu’il recroise Lionel (Lucien Belvès), il imagine le modeler pour en faire un petit Péniac, comme s’il lui rendait service. C’est le propre des manipulateurs d’agir en ayant bonne conscience. Mais si quelqu’un se met en travers de sa route et l’empêche de mener ses projets à bien, il peut se montrer extrêmement féroce. Fleur (Malou Mullier) va en faire les frais. Et elle ne sera pas la seule. Avec Péniac, il faut s’attendre à des strikes.
Vous êtes né au milieu des années 80 à une époque où on ne parlait ni de féminisme, ni de genre. L’homosexualité était encore taboue et personne n’était choqué d’une vanne raciste. Avez-vous l’impression d’avoir dû déconstruire une partie de votre éducation en devenant adulte ?
Non. J’ai eu la chance d’avoir des parents très ouverts, qui avaient une vision humaniste de la vie. Donc je n’ai pas le sentiment d’avoir eu à déconstruire quoi que ce soit. Grâce aux valeurs qu’ils m’ont transmis, je ne me sens pas étranger à mon époque.
Fan d’Ici tout commence ? les séries à ne pas manquer Vous aimez Ici tout commence sur TF1, à n’en pas douter, vous allez adorer les séries soap suivantes : le feuilleton à 19H10 Demain nous appartient avec Ingrid Chauvin sur TF1 et à 20H40 Un si grand soleil juste avant le prime-time de France 3. La série Plus belle la vie sur TF1 chaque jour à 13H55 et la vie est encore plus belle.