Valentin Delepaul : Comment êtes-vous arrivé sur le projet des Farouches, diffusé ce mardi 27 octobre 2026 en prime time sur France 3 ?
Louis Bouquet : J’ai passé le casting pour le premier épisode et ça s’est super bien passé. Il y a d’ailleurs eu un petit moment assez drôle. Je suis très grand et, lorsque j’arrive à un casting, on finit souvent par me le faire remarquer : « Ah oui, vous êtes très grand, dis donc ! » J’avais réussi à placer une petite phrase en répondant : « Bah oui, mais c’est génial pour ce rôle ! » La directrice de casting était un peu intriguée. Je lui ai expliqué que le personnage était un jeune procureur qui en était à ses premières affaires et dont la mère ne l’avait pas vu grandir. Pour elle, il reste toujours son petit bébé. Je trouvais ça très drôle de savoir que j’allais faire une tête de plus, voire davantage, que la comédienne qui joue ma mère. On a un peu joué sur cette différence dans la mise en scène et dans les scènes que nous partageons. Cela apporte quelque chose en plus au personnage.
**Comment décririez-vous votre personnage, Elias Kerrouche, substitut du procureur et fils de la commandante Myriam Kerrouche, interprétée par *Barbara Schulz* ?**
C’est un jeune procureur qui sort de l’école. Il va être confronté à ses premières affaires sur le terrain et découvrir la réalité et l’écart entre la théorie et le concret. C’est quelqu’un de travailleur, avec un sens de la justice, du droit et du devoir très aiguisé. C’est aussi un homme de 25 à 30 ans. Et comme beaucoup de jeunes de cet âge, travailler avec sa mère ou en famille n’est pas toujours facile. Il peut donc y avoir quelques prises de bec entre eux.
« Il y a un petit côté film de Noël, sans tomber dans le cliché ou dans quelque chose de trop mièvre »
Elias se met en couple avec Sophie (Marie Parisot**), une avocate et la fille du capitaine Victor Farthouat, interprété par **François Vincentelli. Pourquoi le jeune couple redoute-t-il la réaction de leurs parents respectifs ?
Je pense qu’ils connaissent bien leurs parents. Ils en sont proches et savent déjà tout ce que cette relation risque d’engendrer. Leurs parents sont très protecteurs et veulent chacun ce qu’il y a de mieux pour leur enfant. En plus, leurs parents ne peuvent pas se voir. Il va donc y avoir des doutes, mais toujours avec bienveillance. Pour le père de Sophie, je pense que personne ne peut être à la hauteur de ses attentes. Pour la mère d’Elias, c’est un peu pareil : aucune femme ne sera jamais suffisamment bien pour son fils à ses yeux. À cela s’ajoutent leurs métiers, qui tournent tous autour du droit et de la justice. Elias est un procureur qui sort de l’école et qui n’a jamais vraiment été confronté au terrain, tandis que Victor est un policier expérimenté, réputé dans son ancienne brigade parisienne pour être un véritable homme de terrain. Pour lui, voir sa fille avec un petit jeune à lunettes en costume, ce n’est peut-être pas ce qu’il imaginait. Il y aura donc tous les préjugés et tous les doutes qu’un parent peut avoir.
Qu’est-ce qui vous a particulièrement plu dans cette série ?
Au départ, le simple fait de jouer un procureur me semblait déjà très intéressant. Puis, au fil de la lecture du scénario, j’ai découvert toutes les possibilités offertes par le personnage. J’aime beaucoup l’alternance entre les scènes professionnelles, au cœur de l’enquête, et les moments à la maison, avec tout ce qui touche à la famille. Il y a un petit côté film de Noël, sans tomber dans le cliché ou dans quelque chose de trop mièvre. Tout se déroule avec beaucoup de bienveillance, autour d’une histoire de famille. En parallèle, il y a toute l’enquête policière, que l’on suit jusqu’au bout, avec les personnages qui avancent ensemble. Cette dualité m’a beaucoup intéressé. C’était un beau projet à lire, et ça a été un super projet à tourner.
« Barbara Schulz a un peu le comportement d’une maman »
Comment a été l’ambiance sur le tournage ?
Elle était vraiment géniale ! Nous avons déjà tourné le deuxième épisode l’été dernier, et ces retrouvailles ont confirmé ce que nous savions déjà : nous étions tous très heureux de nous retrouver et de reprendre nos personnages. François Vincentelli est très drôle, et le duo avec Barbara Schulz fonctionne très bien. Avec Marie Parisot, qui joue Sophie, ma compagne à l’écran, nous nous sommes également très bien entendus. Yannig Samot, qui joue mon père, est un véritable clown : dès qu’il est là, c’est très drôle ! La réalisation, les producteurs, tout le monde contribue à cette bonne ambiance, avec la même envie de faire fonctionner le projet et d’avancer dans la même direction.
Barbara Schulz, qui joue votre mère, vous a-t-elle donné des conseils ?
Elle a toujours la bonne phrase ! C’est assez drôle, parce qu’elle a un peu le comportement d’une maman : elle trouve toujours le petit mot ou la bonne formule avant une séquence, que ce soit pour nous aider à entrer dans une scène, à relâcher la pression, à ne pas stresser ou à marquer un silence à un moment précis. C’est quelqu’un qui a beaucoup de métier. On le sent tout de suite : elle sait ce qu’elle fait. C’est donc très agréable de tourner avec elle.
« C’est une très belle preuve de confiance de la part de France Télévisions d’avoir déjà commandé un deuxième épisode »
Un deuxième épisode des Farouches a déjà été tourné cet été. Que pouvez-vous nous dire sur cette suite ?
Je trouve que ce deuxième épisode s’inscrit très bien dans la continuité du premier. Si les gens ont aimé le premier, le deuxième devrait leur plaire encore davantage. Nous étions tellement contents de retrouver ces personnages et cette histoire que tout le monde s’est encore plus amusé, que ce soit dans l’écriture, sur le plateau ou à la réalisation. Je pense que cela se ressentira à l’écran.
Comment avez-vous accueilli la décision de tourner un deuxième épisode avant même la diffusion du premier ?
Il s’est écoulé environ huit mois entre les deux tournages. Tout a pris pas mal de temps, mais je pense que c’est une très belle preuve de confiance de la part de France Télévisions d’avoir déjà commandé un deuxième épisode. Cela montre qu’ils y croient, et nous aussi. Quand nous avons découvert le premier épisode, je pense que nous étions tous très heureux du résultat. Je trouve que c’est le genre de série qui fait du bien aux gens, le soir, à la télévision. J’espère que le public la recevra de cette manière et qu’elle fonctionnera.
Les Farouches pourraient-ils devenir une série avec plusieurs épisodes ?
Il me semble que nous en avons tous envie. Maintenant, il faut voir si les Français et les Belges seront au rendez-vous devant leurs écrans et si la série suscitera suffisamment d’engouement pour continuer.
« Je ne sais pas si Mattéo reviendra, mais c’est tout à fait possible » : Louis Bouquet revient sur son départ d’Ici tout commence
Avez-vous quitté Ici tout commence sur TF1, où vous incarniez le rôle de Mattéo Vignon de 2024 à 2026, pour tourner Les Farouches ?
Non, le tournage du premier épisode des Farouches était tombé à un moment où la production d’ Ici tout commence m’avait libéré du temps. C’était donc parfait. Mon départ d’ Ici tout commence a eu lieu juste une semaine, je crois, avant que le producteur des Farouches m’appelle pour m’annoncer que nous allions tourner le deuxième épisode, un mois ou un mois et demi plus tard.
Pourquoi avez-vous quitté Ici tout commence ?
Ce n’est pas un choix de ma part. Il y a beaucoup de personnages qui arrivent dans la série et d’autres qui s’en vont. C’est un peu comme ça tous les ans. Tout dépend des personnages qui plaisent plus ou moins, mais aussi des histoires que l’on a le temps de développer. Nous n’avons pas pu aller suffisamment en profondeur avec Mattéo. Cela arrive chaque année : pour certains personnages, on a moins l’occasion d’explorer leur vie personnelle. Lors du point annuel, j’ai appris que mon aventure allait s’arrêter. Mais je reste en bons termes avec la production d’ Ici tout commence . Nous connaissons le fonctionnement de ce type de série. On peut toujours me rappeler pour une intrigue ou deux. Je ne sais pas si Mattéo reviendra, mais c’est tout à fait possible.
« Il restait encore beaucoup de choses à raconter sur Mattéo »
Pensez-vous que le personnage de Mattéo était arrivé au bout de son histoire ?
Non, je pense malheureusement que nous n’avons jamais vraiment commencé à explorer toutes ses possibilités. Il restait plein de choses à découvrir, notamment autour de son père, que nous n’avons jamais vraiment rencontré, et de sa mère, qui était apparue très brièvement au début. Nous ne sommes pas vraiment entrés dans son histoire familiale, ni allés très loin dans sa psychologie. Pour moi, il restait encore beaucoup de choses à raconter sur ce personnage.
Quels sont vos projets en plus des Farouches ?
Rien n’est prévu pour le moment, en dehors du deuxième épisode des Farouches , qui devrait arriver. J’aimerais revenir au théâtre. J’avais adoré mettre en scène une pièce il y a quelques années. De temps en temps, je regarde ce qui se fait, avec l’idée de trouver un projet qui me plaise suffisamment pour retenter l’expérience de la mise en scène. Ce serait génial.
Fan d’Ici tout commence ? les séries à ne pas manquer Vous aimez Ici tout commence sur TF1, à n’en pas douter, vous allez adorer les séries soap suivantes : le feuilleton à 19H10 Demain nous appartient avec Ingrid Chauvin sur TF1 et à 20H40 Un si grand soleil juste avant le prime-time de France 3. La série Plus belle la vie sur TF1 chaque jour à 13H55 et la vie est encore plus belle.